Category

Réflexion

La nature a ce quelque chose de …

Retour du Cambodge il y a 2 semaines, je souhaitais reprendre la plume (façon de parler) mais rien n’y faisait… j’étais vidée. Trois semaines à prendre le temps de ne rien faire: juste profiter, lire, s’aimer, s’émerveiller. Le temps semblait s’être arrêté et moi avec lui. Dur retour à la réalité, si belle soit-elle. Car nous ne sommes QUE humains après tout !

Quoi de mieux pour se relancer que de s’éloigner ? Changer d’air, se mettre au vert. Direction la plantation de café et thé où officie Youkyi. Ici, la nature me rappelle à ce qui importe réellement.
Comme le Mekong dans son lit qui file lentement vers le Cambodge, tantôt paisible, tantôt rapide… la vie est ainsi faite. Il faut savoir être doux avec soi-même; accepter les moments de vide, de démotivation, de ras le bol. Bienveillants, beaucoup auront pour vous des phrases toutes faites “Prends du recul”, “C’est pas grave, ça arrive”, “Ca va revenir”, etc. Nous les connaissons tous et dans notre fond intérieur nous savons qu’ils ont raison. Mais entre savoir et accepter, il y a un pas !

La nature, elle, se moque des faits accomplis; les animaux, les arbres, les fleurs s’accommodent de la météo, des tempêtes, des orages, des inondations. L’homme a – depuis toujours – tenté de la maîtriser, mais nous ne sommes que peu de chose. Ici, la culture du café et du thé est une affaire de patiente et d’amour; un travail de longue haleine qui peut être détruit en une nuit. La nature fait fi de tout cela ! Alors que le ciel pleure et inonde les habitations et les commerces, la terre assoiffée se rejouit d’être nourrie. Alors que le vent souffle et emporte avec lui les constructions que nous sommes si fières d’avoir bâties, les arbres centenaires restent vaillants. Alors que restera t-il de nous ?

J’espère le moins possible. Qui suis-je pour imaginer marquer mon passage sur terre ? Un proverbe africain dit “Il n’y a pas qu’un jour, demain aussi le soleil brillera.”. Et même sans moi, le soleil brillera…
Préservons notre planète, car seule elle nous survivra. Consommons intelligemment; limitons nos déchets; prêchons l’amour; prenons soin de nos relations; respectons nos anciens; apprenons de nos erreurs; et soyons doux avec nous-même.

Préservons notre planete, car nous n’en avons qu’une !

Et si c’était simple le bonheur ?

Vous êtes-vous déjà senti bien ? Si bien que vous avez l’impression que vous avez attendu ce moment toute votre vie ? Si bien que vous avez même du mal à savoir comment vivre l’instant sans le dégrader ?

Alors que je me lève pour la 20ème journée consécutive avec un sentiment de sérénité, je ne peux plus ne pas vous le partager. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait du contre-coup de mes quelques mois à Paris; que j’avais juste besoin d’un peu de “calme”… mais cela semble être bien plus profond.

Depuis 15 jours, le temps s’est arrêté ! Je vis chaque jour sans penser au lendemain… car au Laos demain n’existe pas. Un proverbe local résume d’ailleurs assez bien cette philosophie de vie : “Vis la vie comme elle vient”.

Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Les livres de développement personnel regorgent de conseils pour “vivre l’instant présent” et notre belle langue n’est pas non plus avare en proverbes sur le sujet.

Je m’attarderai donc sur une seule et unique citation de Leo Buscaglia qui disait “L’amour vit l’instant présent, ne se retourne pas sur le passé ni ne s’inquiète de l’avenir. L’amour c’est maintenant !”. Il est bien là le bonheur ! Vivre aujourd’hui sans se remémorer les souffrances du passé et sans s’inquiéter des dangers de l’avenir. Aimer maintenant, aimer sa vie, aimer ses amis, aimer l’autre, aimer ce que la nature nous donne, aimer qui nous sommes, Aimer aussi avec un grand A !

J’ai passé une grande partie de ma vie à prévoir, anticiper, me préparer… JE SUIS PRETE MAINTENANT !
Je suis prête à aimer, prête à profiter, prête à vivre tout simplement ! Je me retourne avec bienveillance sur cette fille que j’étais il y a quelques années et la remercie. Merci d’avoir toujours cru en toi, d’avoir mener tes projets à bien, d’avoir préparer le terrain pour la vie que j’ai aujourd’hui. Merci de t’être battue, merci pour toutes ses insomnies, merci pour tous tes efforts pour devenir meilleure… je te laisse partir et prends le relais. Car je suis assez forte aujourd’hui.

Je suis forte de mes racines, forte de mes ami(e)s que je chéris, forte de ma nouvelle liberté professionnelle, forte de mon non-attachement au matériel, forte de toutes ces rencontres qui m’ont façonnées, forte de mes blessures qui me rappellent que rien n’est acquis, forte de savoir que la vie est un jeu magnifique !

Alors jouons ! Jouons à être heureux et peut-être que sur notre lit de mort, nous pourrons crier que nous avons gagné la partie !

Souvenons-nous !

13 novembre 2017 – triste date qui nous rappelle que la haine n’est jamais très loin.

2 ans que les coups ont retenti; 2 ans que cette salle mythique – fleuron de la culture française – se transformait en champ de tirs: 2 ans que nous pleurions nos disparus. 2 ans c’est peu et beaucoup à la fois. 1 570 naissances, 340 910 minutes de sommeil en moyenne, 8 millions de copies du Bac à corriger. 2 ans c’est avant toute chose 730 jours.

Que reste-t’il ? Qu’avons-nous fait de ces 730 journées ? Qu’avons-nous changé de nos habitudes depuis ce triste jour du 13 novembre 2015 ? Rien, peu, tout… il n’y a pas de bonne réponse. Nous n’avons pas fléchi devant l’attaquant et avons continué à aller au resto, à sortir, à draguer, à baiser… à vivre en d’autres termes !

Que reste-t’il ? Qu’avons-nous fait de l’esprit de cohésion né de cette tragédie ? A l’image de la vague d’amour né des rassemblements “Je suis Charlie” en réponse à l’attentat du 7 janvier contre le journal satirique Charlie Hebdo …

Que reste-t’il ?
– Des élections présidentielles où le FN titille le pouvoir en France
– L’entrée du parti Nazi au parlement Allemand
– Les homosexuels persécutés en Tchétchénie
– La crise des migrants qui se fait le reflet d’une Europe très loin de son étendard de continent des droits de l’Homme
– Etc

Alors que l’Espagne est restée éveillée pendant des mois, nous n’avons pas passé beaucoup de Nuits Debouts ! Mais tout n’est pas perdu. Nous ne sommes pas morts alors aux armes citoyens, ou plutôt aux bisous citoyens. Blacks, blancs, beurs, musulmans, cathos, juifs, bouddhistes, athées, homos, hétéros, nous vivons ensemble et c’est de là que vient notre force.

A l’étranger depuis bientôt 3 ans, je vous le dis… notre force vient de notre diversité. Notre pays est coloré de ses habitants, vivant de ses traditions, connu et reconnu internationalement pour sa cuisine, sa mode, son architecture et j’en passe.

Ce qu’il reste … Un devoir de mémoire ! Se souvenir c’est pardonner à ceux qui se sont perdus dans la haine au nom d’un dieu – quelque soit le nom qu’on lui donne – qui ne cautionnerait pas ça; se souvenir c’est parfois se soulever; mais se souvenir c’est aussi parfois accepter; se souvenir c’est garder le coeur ouvert à l’autre malgré nos différences; se souvenir c’est toujours continuer à avancer; se souvenir c’est se rappeler que la vie est courte et qu’il faut la vivre à fond !

Alors dans tout ça, il nous reste les sourires, les bisous, la joie, l’amour, la recherche du bonheur et LA PAIX… n’est-ce pas finalement ce qu’auraient souhaité les 130 personnes qui nous ont quittées il y a 2 ans ?

La face cachée du métier de rédacteur web

Posé sur un transat, en bord de mer à siroter un mojito, l’Apple Air sur les genoux… c’est bien ainsi que vous visualisez le quotidien du rédacteur web, n’est ce pas ?

2017, à l’heure du 2.0, les nomades digitaux n’ont jamais été si nombreux. Ultra sollicités, les consommateurs ne sont plus dupes face à la publicité dite classique. Et les entreprises l’ont bien compris. En quelques années, l’achat de mot clef a remplacé les encarts publicitaires, offrant la première place du podium au contenu. Le process d’achat à évolué, les consommateurs réalisent leur propre benchmark, fouille la toile, comparent, lisent les avis laissés par d’autres, etc. La machine internet est intraitable ! Le contenu est donc tout naturellement devenu l’un des premiers leviers de prospection.

Moi, c’est en 2016 que je suis entrée dans la danse. Après 15 mois à parcourir l’Asie du Sud Est avec mon sac à dos, j’ai crée La Ligne. Depuis toujours passionnée par les mots, il m’a semblé comme évident de tenter l’aventure du content marketing.

Mais entre rêve et réalité, j’ai vite déchanté !

TOUT LE MONDE NE PEUT PAS DEVENIR REDACTEUR WEB 

Entre plateformes généralistes Hopwork, Upwork et plateformes spécialisées Redactiweb et Redacteur pour ne citer qu’elles, les clients n’ont qu’à demander… des milliers de freelancers se battent pour les satisfaire. Métier idéalisé par beaucoup, les candidats se bousculent aux portillons. Apportant certes plus de choix aux clients, la concurrence si féroce tire le métier vers le bas : tant en terme de qualité du contenu que de rémunération.

Avoir un blog de voyage ou une page Facebook reprenant vos dernières créations culinaires ne fait pas de vous un rédacteur web. Et oui, écrire c’est bien, mais bien écrire c’est mieux !

Tout le monde ne peut pas devenir rédacteur web. Au delà des pré-requis d’usage que sont avoir une syntaxe et un orthographe impeccables, le rédacteur web se doit de maîtriser un minimum le SEO (Search Engine Optimisation). En effet, que serait un « bel » article s’il ne respecte pas les règles de référencement de Google ? Imaginez un théâtre sans spectateur… les comédiens ont beau avoir répété des heures et des heures pour offrir la meilleure des représentations, cela n’aura servi à rien.

LA PRECARITE DU METIER DE REDACTEUR WEB

Lorsque je me suis lancée dans l’aventure, je suis – comme tout le monde – allée voir ce qu’il se passait sur le net… et je n’ai pas été déçue !

A chaque brief de mission, des centaines voire des milliers de candidatures; où chacun tente tant bien que mal de convaincre le client de sa plus value. C’est tout à fait normal et compréhensible me direz-vous. Je vous l’accorde ! Toutefois, mon éthique professionnelle m’a toujours amenée à valoriser la qualité de mon travail et non minimiser ma proposition commerciale. 0,01 centimes d’€ le mot soit un article de 500 mots payé 5€, vous trouvez cela normal ?

Les articles réalisés vont servir la visibilité du client et à terme lui apporter du business. Il s’agit d’un investissement sur du long terme, alors comment justifier un coût d’achat si faible ? Et ce n’est pas là la seule faille. Certaines plateformes n’hésitent pas à « bloquer » vos paiements tant que vous n’avez pas atteint un certain palier sous prétexte de minimiser les frais bancaires. Rédacteur web professionnels, nous sommes les premiers à subir les frais de virement internationaux appliqués par nos banques; mais je ne peux me soumettre à l’idée de devoir batailler pour écrire d’autres articles afin de toucher de l’argent qui m’est dû.

Souvent sans aucun statut social, les freelancers luttent chaque mois pour s’assurer des revenus réguliers… et oui, cela coûte cher les mojitos !

Petite anecdote en passant. J’ai un jour répondu à une annonce. Une rédactrice web qui ne pouvait assurer la quantité de demandes reçues, cherchait un autre rédacteur web pour sous-traiter une partie de son travail. Devenir le nègre d’un nègre, c’est un peu le monde a l’envers ! J’ai tout de même pris contact avec elle et accepter de réaliser un article test pour « juger » de mes compétences littéraires. Ne recevant que des éloges sur cet article, nous avons décidé d’entamer une collaboration à long terme qui débuterait par la commande de deux articles. Une fois écrits et livrés, ma patte qui lui plaisait tant est devenue un problème, ma tonalité qui correspondait à ce qu’elle cherchait ne lui correspondait plus, mes sources qui étaient pourtant bien trouvées n’étaient plus en phase avec le sujet,… Résultat : je n’ai rien touché pour la rédaction de cette commande bien que cette personne ait reçu deux articles qu’elle a pu revendre à son client final.

Le monde de la rédaction web est parfois un monde de requin.

Il ne s’agit là évidemment que d’un événement et loin de moi l’envie de généraliser, mais il n’est pas exclu que cette personne réitère chaque mois son petit manège tant le marché est saturé.

Puis un jour alors que j’allais clairement baisser les bras, j’ai été contacté par Leadnovation.

LEADNOVATION – L’HUMAIN AU CENTRE DU BUSINESS MODEL

Arborant fièrement une tête d’indien pour logo, cette agence spécialisée dans la création de contenu est en constante recherche de nouvelles plumes.

Positionnée sur le segment B2B, Leadnovation réalise de vrais articles de blog – 1 500 mots – et promet à ses clients une rentabilité dés le premier article.

Après plusieurs contacts téléphoniques et skype avec la responsable de la Tribu, j’ai accepté de réaliser un premier test non rémunéré.

Mais cette fois, ce n’était pas du pipeau !
Cela fait maintenant quatre mois que j’écris pour Leadnovation. J’ai à ma charge deux clients pour lesquels je rédige chaque mois respectivement 3 et 2 articles et m’assure donc la sécurité de l’emploi sans perdre ma liberté d’action. Je prends connaissance à l’avance des sujets à traiter,  peux organiser mon temps comme je le souhaite et suis en contact direct avec l’équipe en cas de besoin. Elle est pas belle la vie ?

Alors à tous ceux qui souhaiterait devenir rédacteur web, ne perdez pas espoir. Que ce soit pour Leadnovation ou d’autres, le web n’a pas perdu toute son humanité. Rédacteur web est un métier passionnant pour qui aime manier notre belle langue. Qui plus est, métier qui ne va pas disparaître de si tôt.

Ne pas baissez son pantalon pour gagner des projets c’est aussi respecter la valeur de son travail.

Heureusement ça aussi, certaines entreprises l’ont bien compris.

Des mots à ego

J’ai toujours aimé les mots, des mots pour se défendre, des mots pour attaquer, des mots pour dire qu’on aime, des mots qui vont droit au coeur, des mots pour se raconter des histoires… Ces histoires qu’on se raconte et qui – petit à petit – deviennent réalité puis identité. Des mots à égo il n’y a que quelques lettres.

Ne vous-êtes vous jamais posé la question de votre propre identité ?

Nous en avons la certitude, nous existons indépendamment de notre profession, de notre apparence, de notre statut social, de notre intellect, du regard des autres,… Mais alors pourquoi attache t-on autant d’importance à soigner notre image ? Pourquoi cherche t-on toujours à être apprécié des autres ? Pourquoi voulons-nous gravir les échelons sociaux ? Pourquoi nous sentons-nous parfois en danger face à plus brillant que nous ?

Lorsqu’il y a trois ans maintenant, j’ai décidé de tout “foutre en l’air”, j’avais tout pour être heureuse : un appart agréable, un job à responsabilité et bien rémunéré, un groupe d’amis super… et pourtant. Pourtant, il me manquait quelque chose.

Je ne savais pas qui j’étais, alors comment pouvais-je exister pleinement ? Lao-tseu disait “Celui qui meurt sans cesse d’être a acquis l’immortalité”. J’ai tué ce que j’étais pour tenter de vivre qui je suis. Il n’était pas question de vivre reclus de toute société de consommation. Le problème n’est pas de posséder, mais de devenir ce que l’on possède. Il n’était pas question de fuir toute ambition. Le problème n’est pas d’avoir envie de réussir, mais de vivre l’échec comme une attaque de sa propre identité. Il n’était pas question de se laisser aller. Le problème n’est pas de prendre soin de soi, mais de s’oublier dans le regard des autres … on pourrait continuer ainsi pendant des heures.

Je ne sais toujours pas vraiment qui je suis, mais je sais ce que je ne suis pas. J’accepte d’être moi, avec mes défauts, mes qualités, ma complexité, mon étrangeté, mes manques, mes blessures… n’est-ce pas là la clé du bonheur ? Commencer par s’aimer !

Vous vous rappelez certainement des mots laissés par Jesus “aime ton prochain”. En réalité, le second commandement dans son intégralité était “Aime ton prochain comme toi-même”. Valorisant la compétition, notre société occidentale repose sur une construction de soi face à l’autre.

 

Alors, IL Y A URGENCE A S’AIMER : utilisez les mots, les mots pour dire que vous vous aimez, les mots qui vous vont droit au coeur, les mots pour vous raconter une histoire… celle-la même qui – petit à petit – deviendra votre réalité puis votre identité.

Nous sommes une histoire

C’est assise dans un bar tenu par 4 bretons au Cambodge, que j’ai entendu cette chanson. Et je ne sais pas pourquoi, je les ai noté. J’ai noté ces quelques mots « Si j’etais une histoire, je me plairais, si j’étais un miroir, je me plairais » en me disant que cela fera un sujet intéressant. Effectivement, ces quelques mots m’ont marqué.

Nous sommes nombreuses à ne pas aimer notre reflet dans le miroir (je dis nombreuses car c’est une problématique plutôt féminine), à faire du sport, surveiller notre alimentation… Pour plaire, pour nous plaire aussi. Mais nous ne sommes pas que ce physique, nous sommes bien plus complexes que cela. Entre ce que notre style vestimentaire représente, ce que nous dégageons, ce que nous ressentons, ce que nous disons, ce que notre corps dit, nous sommes tout ça à la fois…

Nous sommes une histoire ! Une histoire qui commencerait par « il était une fois » et que nous espérons voir finir par  » il ou elle vécut heureux/heureuse ». Ce qui est excitant et stressant à la fois, c’est que cette histoire, c’est à nous de l’écrire. C’est à chacun d’entre nous d’en choisir le sens, le genre cinématographique, les personnages secondaires, le lieu de l’action, …

La bonne nouvelle c’est que rien n’est figé; nous sommes le héros, le scénariste, le producteur et le réalisateur en même temps alors on peut tout changer !

Cette histoire nous est propre, alors écrivons la plus belle des histoires et nous nous dirons : « si j’étais une histoire, je me plairais« 

Prenez la pause

Depuis quand ne vous êtes-vous pas arrêtés pour faire une pause? Je vous parle d’une vraie pause. Pas aller faire du sport pour se dépenser, pas aller voir une exposition pour se cultiver, pas retrouver des amis pour s’amuser ou apéroter, etc. Je vous parle d’une véritable pause, un moment de « creux » dans votre journée, qui ne sert à rien excepté s’arrêter, ralentir, prendre le temps, respirer, se relâcher….

Je me posais cette question me balançant sur mon hamac… à ne rien faire; observant la vie de la rue, l’activité dehors, me confirmant que « elle est pas dég ma vie quand-même« . Ici, au Laos, on berce les enfants dans un hamac pour les endormir. Pourquoi se casser le dos en les portant? Il est vrai aussi, me direz-vous, les maisons s’y prêtent beaucoup plus. Donc avis aux plus cartésiens, je ne me m’interroge pas sur l’utilisation ou non du hamac, mais bien sur notre incapacité à nous arrêter.

Combien de touristes ai-je croisé avec un planning, un programme de visites, pour ne rien louper du pays? Mais à quoi sert-il de prendre des vacances si l’on ramène notre rythme de vie avec nous, si les 300 mails à traiter sont remplacés par 2h à checker un guide, si le réveil à 6h30 pour aller travailler est remplacé par un autre pour aller prendre le premier bus,… Ne vous méprenez pas, je ne porte aucun jugement sur cette façon de voyager, ils voient certainement bien plus de « choses » que moi. Mais une fois, juste une fois, arrêtez-vous, arrêtez tout ! Vous là, qui lisez ces quelques lignes, c’est le mois d’aout, la France dort alors où que vous soyez, arrêtez tout maintenant. Posez votre stylo, mettez votre téléphone en silencieux, fermez la porte de votre bureau et pausez-vous… 2 minutes juste 2 minutes, inspirez et expirez lentement, recommencez. Jusqu’à vous sentir détendu. Pas facile n’est ce pas?

Cela peut paraître surprenant, mais notre respiration habituelle n’est pas toujours la plus efficace puisqu’elle ne remplit nos poumons d’air qu’à moitié. Prendre de longues et grosses bouffées d’air, en ayant pleinement conscience de notre souffle, mobilise entièrement nos poumons et notre diaphragme. Respirer profondément plusieurs fois au cours de la journée peut nous aider à être plus concentré, à réduire notre stress et à améliorer notre circulation sanguine.

Alors, faites une pause, ne serait-ce que quelques minutes par jour !