La Ligne

Se raconter, sans se la raconter

– Bon, ce titre est un peu « provocateur » mais je dois avouer que je trouvais que niveau wording ça en jetait !

– Mais comment tu parles toi ?

– Oh ça va, je suis certaine que même Robert, le petit, n’y verra rien à redire. J’ai toujours adoré manier les mots et ai encore beaucoup de plaisir à rédiger des contenus, mais de moins en moins …

– Ah bon ? Tu ne serais pas en train de scier la branche sur laquelle tu es assise ?

Au delà de la petite pièce de théatre que je me joue toute seule, je tiens à vous rassurer, j’aime TOUJOURS écrire. Je suis d’ailleurs le chef d’orchestre interne pour Leadnovation, une agence de rédaction de contenus B2B de qualité, j’accompagne quelques clients en Community Management sur des problématiques liées à la communication corpo et RH (mon expertise originelle), je rédige les contenus de la plupart des sites que je développe, mais ce que j’aime moi, c’est écrire pour vous, les lecteurs humains.

Depuis plusieurs années, la rédaction web a connu un essor extraordinaire et avec elle, de nouveaux process, de nouvelles compétences, de nouveaux enjeux… et le premier d’entre tous, « faire plaisir à Google ».

Nous ne jugeons plus les rédacteurs sur leur capacité à nous embarquer avec eux, à nous raconter des histoires, à créer des contenus à haute valeur ajoutée, mais également et surtout, à leur savoir-faire technique pour faire « ranker » leurs textes sur le moteur de recherche aux 4 couleurs primaires.

Et si on se racontait, tout simplement ?

Puisque cet article ne sera jamais en position zéro de Google, qu’il n’en a d’ailleurs aucunement la vocation, ne cherchez pas d’optimisation SEO, ne vérifiez pas si les balises sont bien placées, si les mots clés sont pertinents, Yoast me l’a déjà dit …. je veux juste me raconter pour mieux vous rencontrer.

Cela fait maintenant 6 ans que je suis freelance et digital nomade. Cela ne convient pas à tout le monde, mais même dans les grands moments de doute, une chose est sûre, j’aime tellement la liberté que ce mode de vie me procure :

  • Liberté de voyager (Hors période de Covid bien évidemment)
  • Liberté de choisir mes clients (Si on a assez de proposition de projets of course)
  • Liberté de gérer mes horaires (Pas de contre indication sur ce point)
  • Liberté de créer de belles histoires … mais attention à ne pas s’en raconter !

 

Je rebondis sur ce dernier point et mets cartes sur table avec vous, chers lecteurs.

Etre libre, pose une problématique majeure, celle d’être libre.

Vous êtes seul maître à bord et donc seul responsable de la vie que vous avez créée. En tant que salarié, on peut toujours blâmer la politique RH de notre entreprise (et parfois à juste titre), on peut critiquer les process, les méthodes… mais lorsqu’on est indépendant, sur qui ou quoi rejeter la faute ? Il y a bien évidemment des coups durs liés au contexte, au marché, à un événement extérieur incontrôlable … mais être à son compte – comme son nom l’indique – c’est compter sur soi !

Alors voila, maintenant que j’ai 35 ans (happy birthday to me, c’était le 7 mai), je tends à développer une offre qui me tient à coeur : la conception-rédaction offline. Imaginer des concepts créatifs, créer des identités de marque (employeur, corpo), mettre en place des stratégies de branding, rédiger des contenus qui ne sont pas soumis aux exigences des robots mais qui ne servent qu’un objectif, créer du lien entre une marque et ses lecteurs  …. un retour à mes premières amours finalement.

Un petit aperçu avec ce manifeste éthique rédigé pour SPRINGback, parce que c’est encore plus simple lorsque nous sommes en phase avec le sujet et les idées !

Pour conclure, loin de moi l’idée de me la raconter, mais je crois que je suis plutôt douée pour raconter des histoires. Alors pourquoi n’en écririons-nous pas une ensemble ? Elle pourrait démarrer par « Il était une fois ».

Vous hésitez à me faire confiance ?

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